Cette section contient des propos ou des opinions émises par Armand Vaillancourt à l'occasion d'événements divers.
Au pied de mon arbre,
je vivais heureux
— Comme le dit l’écrivain Alain Minc dans son essai La vengeance des nations, il faut en appeler à la résurrection du Politique (contre la politique) et de l’État-nation (contre les nationalismes) : ″La nation, oui, mais sous le gouvernement de la raison″.
(lors de la soirée de la remise du Prix Paul-Émile Borduas, 1993)
— Pour un royaume, ne jamais trahir la vérité
(Marguerite Proulx,enseignante d'Armand Vaillancourt)
— Je serais un homme très riche si j'avais accepté tous les compromis. Mon passé est garant de mon présent. Ce n'est pas à 75 ans que je vais changer mon fusil d'épaule.
(Indicatif présent de Marie-France Bazzo, 24 août 2004.)
— Je ne suis pas là pour un Moi. Je suis un Nous.
(Réplique qu’il dit souvent)
— On veut que tu sois là pour défendre une conscience sociale développée, dirigée pour la bonne cause. Et Québec solidaire, on en a besoin.
(Extrait de son discours appuyant Amir Khadir et Québec solidaire )
— Quand on veut m’écœurer, du coup je deviens intelligent. Il faut faire attention avec moi.
(…)
— Je ne parle pas beaucoup, je dis ce que je dois dire, parce qu’il y a trop de monde qui ne parlent pas assez. Si tout le monde parlait, je fermerais ma gueule ! Mais [il faut] agir surtout ! Parler c’est beau, mais agir c’est parfait.
(Tout le monde en parle (QC), 8 avril 2007)
— Une vie, c'est fait pour le combat
(Le Quotidien de Jonquière, 21 mars 2009)
— J’ai déjà fait ce type d’activité [œuvres collectives] avec des gens ayant une déficience intellectuelle, il y a quelques années, et ce fut l’une des plus belles œuvres que j’ai réalisées dans ma longue carrière. Et tu sais pourquoi ? Parce que la création fut instinctive. C’est l’instinct qui fait la force d’une œuvre. Et aussi la folie. Alors, eux et moi, on devrait très bien s’entendre.
(Journal de Rosemont, 26 décembre 2008)
— Toulouse Lautrec disait: La peinture, c’est comme de la merde, ça ne s’explique pas, ça se sent ! Beaucoup de choses magiques se passent dans notre cerveau. Juste au moment présent, il y a mille choses différentes dans ma tête.
(Canoë Divertissement : art et scène, 4 août 2007)
— Les graffitis sont un mal nécessaire. Les jeunes n'ont pas accès aux premières pages des journaux comme les politiciens.
(...)
— Stop the madness...
(Suite au « vandalisme » de sa fontaine Québec libre ! de San Francisco par Bono (U2), 1987.)
— Je donnerais ma vie pour l’indépendance. Si on me disait « Demain, tu meurs, mais on fait l’indépendance », je serais d’accord.
(La Pige : édition en ligne, 23 mars 2009)
— Moi, dans ma vie, je n’ai jamais pensé que j’étais un petit Québécois.
(Vigile.net, 3 décembre 2004)
— Ce sera l’occasion de parler de paix et non pas de guerre. Les arts font évoluer les sociétés et cette œuvre collective ne fera pas exception.
(29ième édition du Festival International de jazz de Montréal, 2008)
— Je ne crois pas au bonheur mais au devoir accomplis, se plaît à dire ce pionnier de l'art monumental au Québec. Pour moi, créer, dire la vérité, demeure essentielle. Je suis dérangeant et c'est ce que je veux être: dérangeant.
(Communiqué de l’Université de Laval, 5 septembre 1996)
— [Armand Vaillancourt] incarne l’esprit du Québec. Lui et son œuvre sont inséparables. Audacieux, iconoclaste, macho, romantique, grossier, beau, plein de bravade, de rythme, de sensualité et d’humour, Vaillancourt représente quelque chose qui a presque disparu de l’art domestiqué par la rectitude politique et l’approbation bureaucratique […]. Il est prêt à prendre un risque et à traduire les passions de son cœur dans les matériaux inflexibles que sont la pierre et le fer.
(Stephen Lack)
— Dans le jeu du système, on nous interdit de parler de la vie. De la politique. On endort le bon peuple avec des émissions de ce genre. On nous garde bien sous la main de fer fasciste. Nous, les colonisés, les bafoués, les déshérités, les crottés, les porteurs d’eau.
(Extrait du manifeste post-« scandale » de l’émission Appelez-moi Lise, 1974)
— Autant je parle autant je ferme ma gueule.
(Entrevue réaliser par une étudiante en maîtrise à l'université de Montréal,1989)
